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7/06/2009

l'informatique

Vous pouvez m'expliquer pourquoi à chaque fois que j'ai besoin de rendre un truc ya toujours l'informatique qui foire? Genre le logiciel qui bug, l'imprimante qui rend l'âme ou qui n'a plus d'encre JUSTE à ce moment?

Je suis vraiment poisseuse en ce moment...

Peut-être c'est un signe.

Et je crois surtout que j'ai besoin de vacances.... nan parce que commencer sa semaine aussi fatiguée qu'on l'a finie comme si le week-end avait servi à rien, ça va 5 minutes hein, mais là c'est de pire en pire...
Mon corps me dit merde, j'ai mal partout, je dors tout le temps, et je fais que de la merde parce que je suis toujours à l'ouest.
Exemple? Après avoir enfin réussi à imprimer mon rapport correctement, j'ai perforé mes feuilles du mauvais côté... Plus qu'à tout réimprimer.

Tuez-moi.

Ah, et sinon, j'aimerai bien faire un peu de dessins pour egayer ce blog, un peu à la mode Margaux Motin ou Pénélope Bagieu? (sauf que moi ça rendra de toute façon bien moins bien et bien plus moche)

4/02/2009

mon petite poney, emmène-moi dans ton pays magique!

m'sieu dames, j'suis désolée, mais là j'crois que ça va pas être possible.

Je suis trop fatiguée, je suis déprimée pour diverses raisons (oui, j'vous avais dit uqe je m'étendrai plus sur ma vie privée ici) (sauf pour mon poids quoi).
Enfin bref.

J'suis FATIGUEE et j'ai pas la MOTIVATION pour taper un artic' correc'.

Déjà taper sur un clavier ça me demande genre un effort surhumain.

sinon j'ai acheté des bottines Jonak TROP magnifiques, et à un prix raisonnable!
D'ailleurs j'vous rappelle que la paire de botte que je vendais il a quelques semaines n'a toujours pas trouvé preneuse, et la pauvre elle est très triste! (déjà que je la quitte et qu'elle a perdu sa copine paire de ballerines qui ont été vendue tusuite...) Donc si vous êtes intéressé(e)s, c'est par là!

Ah et euh aussi ya une note mode moche qui arrive, j'voulais la faire ce soir mais FRANCHEMENT, trop fatiguée.

Du coup, j'vous balance les photos de mes deux derniers concours de dada, histoire que vous restiez pas (trop) sur vot' faim.
Pour ceux que ça intéresse, j'ai fait une barre sur le dernier obstacle (les palanques vertes là, sale bâtarde de palanque!), mais un tour génial où p'tit poney n'a rien regardé alors qu'il adooore regarder les soubassements.
Et le 2e (où j'ai ma belle veste de concours que j'avais pas sortie du placard depuis 3 ans), notre premier officiel, et où nous avons fait un beau sans faute, notre premier!!! On termine 16e sur 35, bin ouais j'ai pas osé prendre les options, chaque chose en son temps hein ^^

la fameuse palanque verte... Ce sont les postérieurs qu'ont touché.




Le numéro 3, j'ai VOLE il m'a fait un bon genre ENORME dessus lol (ça se voit sur la photo!!!)







(là j'avais oublié l'option, et comme on peut lire sur mes lèvres, je dis un bon gros "FAIT Ch*ER")


Celle-là c'est ma préférée, elle est TROP belle. Pourtant, ce numéro 10 marron moche encadré de blanc flash, je l'appréhendais. (il saute trop bien Poney, hein? =) )


number 4, elle est joulie aussi elle =) (la photo, hein, pas moi)


(le 8 et le bidet qu'il a pas regardé, genre "normal un bidet j'vois pas où est le pb", alors qu'en septembre il m'aurait fait un "Quoiiii un bidet? nan mais ATTENDS un bidet ça MANGE les chevaux, tu savais pas ça???" accompagné d'un beau pile! =) y fait des progrès le loulou)
(oohhh les belles vaches!) (pareil, avant il m'aurait trop fait chié, là normal il saute comme si de rien n'était)
à la détente


le numéro 10 encore, mais de côté cette fois (roh décidemment j'adore comment il saute Poney)



Voilààà. Je sais, je sais, vous êtes tous jaloux, Poney est trop magnifique, on saute comme des dieux, tout ça tout ça, vous avez le droit de vous rouler par terre à mes pieds d'amiration (je veux bien aussi un jus de fruit et Hugh Jackman tout nu stp).

Allez, bonne nuit hein!

1/14/2009

pfffff....

le moral n'est pas au beau fixe ce soir...
J'en ai marre de faire de la merde, que les mêmes trucs reviennent encore et encore... J'avais écrit un texte là-dessus le 1er janvier (ou 31 décembre, je sais plus), j'ai exactement les mêmes sentiments aujourd'hui... J'ai fait une erreur à l'équitation, une erreur de débutante et vraiment pas cool. Tout ça parce que j'ai pas osé demander de peur de faire chier et de déranger, et j'ai putain de honte. C'est pas vital, le cheval va très bien, c'est au premier abord pas grave en soi, mais il n'empêche que. Le directeur n'a pas apprécié, et il a eu raison, parce que c'est simplement un manque de respect. J'ai juste envie de me frapper... Je ne pense jamais à mal, ce ne sont jamais des gestes prémédités, mais quoiqu'il en soit ils sont faits, et le résultat est là.
Jamais je réalise sur le moment, toujours après, quel que soit le sujet. Je suis malade certes, mais en l'occurrence ici ce n'était pas une raison pour négliger son cheval. Ce n'est pas une raison tout court, d'ailleurs.
Enfin bref, si par hasard il me dit que je ne peux plus avoir Poney en Demi Pension parce que j'ai fait cette connerie, je crois que ça irait très mal pour moi, très très mal... Sans lui je ne suis rien... Car ça m'allège un peu de ce qui me trotte dans la tête, et ça m'évite de m'appuyer trop sur Raoul qui en fait bien assez pour moi.

En prime je suis toujours malade, va falloir que j'aille faire cette p*tain de prise de sang. Parce que j'ai mal au bide dès que je prend plus de médoc...
Et depuis un p'tit bout de temps, j'ai de plus en plus peur de mourir. Et à la fois incroyablement ENVIE de mourir. (nen je ne fais pas ma crise d'ado, je ne veux pas mourir parce que j'ai pas eu mon scooter, je parle sérieusement là...)
J'ai peur quand je prend la voiture, j'ai des flash que j'ai un accident. Quand un mec ou une nana un peu bizarre est pas loin dans le métro, j'ai des flash qu'il/elle me poignarde. Et là avec mon bidou, si ça se trouve c'est mon foie qui fait des siennes, peur de passer sur le billard, et encore une fois peur de mourir de je sais pas quoi.
J'ai peur quand je suis chez moi, que quelqu'un vienne me tuer parce que je ne suis qu'une petite fille de bourge qui ne mérite pas de vivre parce qu'elle a trop de chance (rien à voir avec la conversation sur le billet précédent, je tiens à préciser)...
J'ai fait une fois un cauchemar où une araignée énorme descendait dans mon lit pour me piquer (et me tuer). J'ai hurlé comme jamais pendant 10min, en VRAI, je me suis réveillée tout en croyant encore que c'était vrai, Raoul a lui évidemment fait un bond dans le lit sans rien comprendre, le pauvre. Après j'ai tremblé pendant encore 30min voir plus avant de pouvoir me rendormir....
Et c'est pas la première fois que ça m'arrivait, avec des sujets diverses comme je tombe dans un trou sans fond, un truc du genre...
Enfin voilà.
Je ne sais pas pourquoi, comment, mais en ce moment c'est de pire en pire.

J'ai archi demain et je suis crevée, et comme j'étais malade, pas pu bosser comme je voulais... En prime comme une conne j'ai oublié un truc chez moi faut que je refasse l'aller retour, je vais donc encore perdre 2H à rien faire dans le métro et donc perdre du temps de sommeil ensuite, et c'est pas comme si j'étais pas déjà super crevée...
Et j'ai peur de me faire engueuler parce que j'ai rien fait, et de pleurer encore une fois devant tout le monde sans pouvoir me retenir, comme à chaque fois que j'ai honte de moi-même, comme environ tout le temps...

Quand je suis crevée j'ai tendance à tout voir mal, mais là c'est pire que tout quand en plus t'as vraiment agit de façon débile par rapport à quelque chose qui compte plus qeu tout pour toi.

9/20/2008

chute libre.

Chute libre comme mon moral. C'est de pire en pire. Et même d'avoir monté aujourd'hui n'a pas réussi à le renflouer. Et ça, ça signifie beaucoup, si même le dada n'a pas suffit.

Je n'en puis plus, c'est une agonie intérieure.

C'est pas à côté de mes pompes que je suis maintenant. C'est à 80 000 km. Elles sont restées en Australie.

Je suis fatiguée de tout...

Bordel de merde j'ai envie de vivre ma vie et plus j'essaie, plus on m'en empêche. Plus j'essaie de changer les choses, moins j'y arrive.
J'ai la sensation d'être complètement inutile dans ce monde, la sensation que quoi je fasse, c'est voué à l'échec.

Premier exemple : mon poids.
Mon père, tout à l'heure, tente de passer derrière ma chaise. Et me demande de me pousser. N'ayant pas la sensation d'être complètement collée au mur, et le taquinant comme il aime tant (il me le fait tout le temps, parfois gentiment, parfois moins), je lui dis qu'il en prend de la place.

A quoi il répond "Ou plutôt c'est toi qui en prend". Sur un ton plein de sous entendus. Pas franchement sur un ton de la rigolade. Merci papa, merci.

Ou ma grand mère, une fois, qui passe derrière moi, et qui me sort "ah dit donc, t'en a des grosses fesses, t'es comme moi!"
Merci mamie.

Quand j'ose dire à mon père qu'il a toujours été critique quand à mon poids, il me dit "nan mais t'es parano". Et mon anorexie, ça a été une parano aussi.
Je commence à comprendre pourquoi j'ai été anorexique, mais que je m'en suis sortie "toute seule". Je me suis rendue compte inconsciemment que quoi que je fasse, jamais il ne se rendrait compte que quelque chose tourne pas rond.
c'est à peine s'il a remarqué que j'avais des problèmes d'alimentation. Ma mère avait bien remarqué un peu plus, mais elle a toujours été centrée sur ses propres problèmes à elle, alors elle n'en parlait pas.
Personne ne s'est inquiété pour moi à ce moment. Personne.
De même quand mon ami français à Melbourne a été retrouvé pendu. Thèse du suicide, mais personne n'y croit. Réaction de mon père : "de toute façon, ce genre de personne on sait jamais ce qu'ils ont en tête". Merci papa, ça m'aide là. Réaction de ma mère : "ah oui c'est comme le père d'un élève qui s'est suicidé ya 3 ans". Le père d'un élève (ma mère est instit'). Elle le connaissait même pas. J'adore la comparaison.
Quand à mes frères, silence radio. Pendant 6 mois, j'en ai un qui m'a vaguement parlé sur msn de temps à autre, l'autre j'ai eu absolument aucune nouvelle.
Le soutien, il a fallut que je le trouve ailleurs. Comme à chaque fois. Pareil, pour mon premier chagrin d'amour : "c'est pas grave, t'en retrouveras d'autres!" merci maman pour ton soutien. Voilà. Je pleurais, mais c'était inutile! mais enfin ma fille pourquoi tu pleures ça sert à rien, tu es tellement une gamine vraiment!

Je me demande souvent ce qui les amènerait à se rendre compte qu'enfin, oui, y'a quelque chose qui tourne pas rond dans ma tête, oui je ne vais pas bien et cela depuis environ toujours.

Je ne me plains plus depuis l'Australie. Parce que plus je me plains, moins on m'écoute. Alors je me tais. Je garde tout à l'intérieur, parce qu'au final, à quoi bon. Je soûle tout le monde parce que tout le monde considère que j'ai tout. Ah oui, certes, j'ai des "belles" études, je ne manque pas d'argent, mais est-ce que quelqu'un, un jour, s'est demandé ce que j'en pensais moi? Si j'étais genre heureuse?
Jamais, absolument jamais, on ne m'a demandé mon avis. Car on considérait toujours que j'avais tord. Jamais je n'ai pu faire les choses à ma façon. Et c'est ce qui m'a libérée en Australie : j'étais libre. Personne pour me dire ce que je dois faire, je vivais les choses à ma façon. Et puis de ce que j'en retiens, j'm'en suis pas si mal sortie. Alors certes, pour certains trucs, j'ai besoin de conseils ou d'aide. Mais ça, je suis maintenant assez grande pour m'en rendre compte toute seule. Je ne suis pas stupide ni bornée, je me rends compte des choses. J'ai toujours été un boulet pour ma famille : ma mère se plaignait tout le temps, mon père jamais content de mes résultats (j'aurai dû faire comme mon frère, toujours premier...), mon frère qui me déteste et ça depuis sa naissance (il m'a toujours rejetée), et mon plus grand frère qui ne faisait que me critiquer "pour rigoler", mais qui m'a toujours fait du mal.
Vous allez sûrement penser que je suis une calimero. Sûrement. Mais après tout, personne ne peut se rendre compte tant qu'ils n'ont pas vu "la bête", si je puis dire. Rares sont ceux qui comprennent. Ma meilleure amie est bien une des seules. Elle a côtoyé ma famille pendant des années, et a bien vu tout ce qui se passait.
Enfin bref.

J'ai mûri là-bas, en Australie. Beaucoup. Beaucoup trop même peut-être. On m'a toujours trouvée mûre pour mon âge, parce que j'ai toujours voulu prouver que je n'étais pas qu'une gamine écervelée. Mais ça n'a jamais suffit. Et maintenant, je veux juste vivre ma vie. J'en ai par dessus la tête des gens qui me disent quoi dire ou quoi faire. Si je fais une erreur, j'en assumerai les conséquences. Mais au moins ce sera moi. Jusqu'à présent, je me suis toujours trouvée nulle. Mais j'ai compris pourquoi cette semaine. C'est juste que pour mes parents, je faisais jamais les choses bien, jamais le bon choix. Jamais les choses bien faites. Ils auraient voulu que je sois quelqu'un d'autre. Du coup je voulais être quelqu'un d'autre aussi. Quand t'as été élevée dans l'insatisfaction permanente, tu suis et tu essaies d'atteindre la satisfaction, et tu te mets les mêmes critères. Mais je crois que le pb est là : je ne l'atteindrais jamais. La perfection n'existe pas, en particulier chez moi, et il faut bien que je me résigne à vivre avec mes défauts.
Ca va pas être simple, mais c'est soit ça, soit je me jette du haut d'un pont (et tout le monde sera content, je ne serai un boulet pour personne).

J'ai juste peur qu'un jour je craque pour de vrai. Et que le pont, je l'enjambe pour de vrai. Mais après tout, ce ne sont que des paroles, et je n'ai évidemment pas le courage de le faire, n'est-ce pas... Car je suis une grosse faible, hein?
...
Je m'arrête là sur l'autoflagellation, mais vous devinez de toute façon la suite qui est présente dans ma tête.

9/18/2008

Pensées

De retour à Paris.
J'essaie de profiter. J'aimais ces moments où je prenais une bonne et profonde respiration et profitais de la rue.
Mais là, rien. Un immonble morne à ma gauche, un parc avec des jeux d'enfants vides à ma droite.
Pas de beaux paysages, pas de nouvelles vues.
Rien.
Déception.
Je prends le métro, direction l'école d'architecture.
Une heure de métro et quelques chapitres du livre Sex And The City (en anglais) je lève le nez.
Je regarde les gens : blasés, soulés, voir même tristes.
Pas un seul ne sourit, pas un seul n'a un visage serein.
TOus attendent que ça passent. Quoi? La vie, le temps, les évènements...
Ils croient dans le futur, mais ne s'occupent pas du présent.
Je tourne la tête, et regarde les gens attendant sur le quai. Qu'ont-ils en tête? A quoi pensent-ils? Ils paraissent tellement préoccupés, tous...
J'arrive à mon arrêt.
Je sors. Paysage morose, triste. Une rue sale, très sale, c'en est choquant. Des gens pauvres; tristes, énervés, voir les trois en même temps.
Toujours rien pour profiter, rien pour prendre cette profonde bouffée d'air et me sentir mieux. Le malais monte.
Ecole d'Architecture de Paris La Vilette.
J'attends pour mon inscription. Longtemps. Je regarde autour de moi, toujours. A la recherche d'une lueur d'espoir.
Des étudiants nonchalants. Des murs sales et souillés de graphitis. Une salle sombre. Des ordinateurs sans âge.
Un groupe de 2e année, double cursus comme moi. J'écoute un peu leur conversation. Que de futilité. Ils espèrent encore trop. Ils vont en baver, mais l'ignorent encore.
Laissons-les dans leur ignorance, tant qu'il en est encore temps.
Ils croient que tout leur est dû, et se permettre même de doubler un étudiant là avant eux qui ne proteste qu'à demi mot.
Je le défend, il passe.
La force du nombre, la force du milieu social. Une dizaine de fils d'ingénieurs, de fils de médecins, de fils d'avocats face à un fils d'ouvrier, noir de surcroît.
Je ne les supporte plus, ces gens imbus d'eux, juste à cause de leurs origines sociales, juste parce qu'ils sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche.
8 mois d'exil m'ont changée et m'ont ouvert les yeux. Et une seule chose revient à mon esprit, sans cesse, comme une obsession : repartir.
Mon tour de m'inscrire arrive. On m'apprend que je suis considérée comme redoublante. Ils n'ont pas pris en compte mon semestre en Australie.
Ce semestre qui a bouleversé ma vie, mon existence, le plus profond de mon être.
Je les hais déjà pour ça... Mais après tout, l'administration est ce qu'elle est.
Par chance, le jeune homme en face de moi est agréable, et force l'inscription, en me disant de régler le problème avec l'administration de l'école et/ou avec l'ESTP.
Administration de l'école fermée, évidemment... Tant pis. Ca se réglera avec l'ESTP comme intermédiaire.
Je reprends mon métro, dans l'autre sens. Je voulais manger avec Raoul, mais avec tous ces aléas, j'ai perdu trop de temps. Je ne pourrais pas aller le voir. Tant pis. Il n'a pas l'air bien déçu de toute façon, vu qu'il est avec son père, qui repart à la Réunion samedi.
Me revoilà dans le métro.
Je m'assois, tourne la tête. Je tombe sur mon reflet.
Yeux vides, tristes, fatigués, cernés à l'infini. Je suis pâle. Est-ce la lumière du métro? Elle amplifie peut-être, mais ne fait pas tout...
J'ai les larmes qui montent. Ne pas pleurer. Ne pas craquer.
Je me retiens, en tentant de me persuader que ce n'est qu'une passage et que tout va aller mieux bientôt.
Mais je sais au fond de moi que plus rien ne sera jamais comme avant.
Je suis condamnée à être une éternelle exilée. Plus chez moi à Paris, jamais complètement chez moi à l'étranger. Toujours un vide.
Il me manque un petite quelque chose en Australie, mais à Paris, je ne suis qu'un grand vide, l'ombre de moi-même.
Un jour, j'y retournerai,là-bas chez les kangourous, pour me retrouver moi-même.




J'ai écrit ce texte dans le métro en début d'après midi. La fin de la journée fut atroce : j'ai pas mangé ce midi à cause quede cette inscription à mon école d'archi (j'ai acheté un sandwich, mais il s'est avéré dégueu, résultat il a finit à la poubelle). Ensuite, j'ai déménagé encore et ai monté des meubles ikéa avec mon père, pour me rendre compte qu'il est bien plus gros que ce que je pensais (j'ai un doute quand à l'adéquation avec ce qui était en rayon, je vais aller vérifier demain).

Je suis en plein craquage aujourd'hui, j'en peux plus.

9/01/2008

carrie bradshaw is under my skin

Comme vous le savez sûrement, je suis absolument fan de sex and the city. Je viens de commencer la saison 4.
Carrie, Miranda, Charlotte et Samantha sont devenues mes meilleures amies.
Mais je ne vais pas vous parler directement de sex and the city. Non.
Hier j'ai regardé donc plusieurs épisodes, et entre autre un (me souviens plus du nom) qui traitait de savoir pourquoi les autres nous voyaient différemment de comment on se voit nous, ou inversement.
Carrie se prépare pour faire un défilé de mode, et elle parle avec son pote homo, dit qu'elle n'est pas une vraie top model et ne comprend pas ce qu'elle fait là.
Et son pote lui dit "yes, you're a model" Carrie "No i'm not" pote homo "yes you are, you're fabulous, you can't see what I see".
you can't see what I see.
Est-on donc réduit à se voir différemment des personnes autres?
Ne pouvons-nous donc jamais être absolument objectifs face à nous-même?

Ca m'a fait un peu réfléchir, tout ça. Et je me suis rendue compte de plusieurs choses :
1) Je ne me perçois pas. Ou plutôt, j'hévite de me percevoir, de chercher à voir ce que je suis, parce qu'à chaque fois que je le fais, j'en reviens à la même conclusion : je suis moche, grosse, conne, tout ça tout ça.
2) Certaines personnes me voient comme une personne forte, avec un fort caractère, une grande gueule, et parfois même un peu hautaine ou fermée d'esprit (y'en a qui se reconnaîtront sûrement).
3) D'autres encore savent voir mes faiblesses directement, à l'instar de mon ex qui malgré mes piks et colliers de chien de l'époque, et une gueule encore plus grande que maintenant, a su directement aller droit là où ça fait mal.
Honnêtement, je n'en reviens toujours pas, et regrette qu'il n'y en ait pas plus qui sache voir ça.

Au final, je suis un peu de tout ça.
Mais peu de personnes ont réussi à voir ma personnalité entière.

Et ceci est vrai pour tout le monde, au final. On ne voit jamais l'entière personnalité des gens à moins qu'un évènement l'ait révélé.
Sommes-nous donc tous enfermés dans notre carapace?

Mais une autre question vient à mon esprit : si nous jouons tous un rôle, tout cela n'est-il donc pas qu'un grand mensonge? Je ne parle pas de la blogo où les choses sont encore plus biaisées que dans la vraie vie. On peut montrer que ce qui nous arrange, sur la blogo. Dans la vraie vie, c'est déjà moins simple.
Bref donc.
Ne sommes-nous pas tous que des grands mensonges, à renier notre vraie personnalité au profit de ce que les gens attendent de nous?
J'ai remarqué ce trait chez moi : je change selon ce qu'on attend de moi. Je souris ici, comme je fais la gueule là. Je suis douce là où il faut, je suis guerrière à d'autres endroit. Je m'adapte. je suis un caméléon qui sait passer d'un endroit à un autre, et changer de couleur selon l'environnement. Certains peuvent sentir ça comme de l'hypocrisie. Je ne pense pas, car je ne mens pas. Je rabâche sans cesse que je suis un grand paradoxe : celui-là en fait aussi parti. Je n'ai pas tendance à dire l'inverse de ce que je fais. Mais j'adapte simplement la façon de le faire, ou de le dire. J'ai une facette "en société", une facette entre potes/amis, et même encore une autre facette avec la famille. tout ceci avec évidemment un tronc commun, moi-même, les bases de moi-mêmes, plus ou moins montrées selon l'endroit et l'environnement. Je m'adapte aux gens, car j'ai bien compris qu'il serait impossible qu'ils s'adaptent à moi. Et que donc il faut apprendre à faire des compromis, à cacher les côtés négatifs (dépendant de l'environnement!) pour ne garder en lumière que les côté positifs. je préfère m'oublier un peu qu'être oubliée par les autres.
Et pourtant, on me reproche encore de ne pas être comme il faudrait. C'est à plus rien n'y comprendre...
Ce trait de caractère de vouloir plaire à tout le monde s'explique par un grand manque de confiance en moi qui fait que plus des gens m'apprécient, moins j'ai une mauvaise opinion de moi. Recherche de reconnaissance dans le regard de l'autre... Qui ne l'a jamais vécu?

Mais chaque personne est différente, chacun attend quelque chose de différent. Au final, on ne peut pas plaire à tout le monde (non, je ne parle pas de fogiel).
Et pourtant, beaucoup d'entre nous (moi y compris) continuent à vouloir à la fois se différencier des autres et à la fois plaire à tout le monde, et donc à se fondre dans la masse.
Quelle belle hypocrisie que voilà : chacun défend son identité, mais au final nous ne sommes tous que des moutons!

je n'ai pas suivi la masse dans la partie je fume/je bois/je me drogue, mais par contre au niveau de la mode, si. Moi qui la critiquait tant avant, moi qui refusait de m'habiller en femme et de porter la moindre trace de talon, je suis maintenant la première à en porter, à adorer ça. Je n'assume pourtant pas beaucoup plus mon corps... Disons que je le dénigre moins, peut-être. Mais je déteste toujours me voir nue dans un miroir, même mon visage m'est parfois insupportable. J'ai l'impression de voir quelqu'un d'autre dans ce miroir.

Je me pose beaucoup de questions (mais ça vous étiez au courant), et n'y trouve pas forcément les réponses. Mais au final, une revient sans cesse :
Comment être soi, comment s'apprécier soi-même sans devoir se justifier de ses actes auprès des autres à chaque instant?