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1/14/2009

pfffff....

le moral n'est pas au beau fixe ce soir...
J'en ai marre de faire de la merde, que les mêmes trucs reviennent encore et encore... J'avais écrit un texte là-dessus le 1er janvier (ou 31 décembre, je sais plus), j'ai exactement les mêmes sentiments aujourd'hui... J'ai fait une erreur à l'équitation, une erreur de débutante et vraiment pas cool. Tout ça parce que j'ai pas osé demander de peur de faire chier et de déranger, et j'ai putain de honte. C'est pas vital, le cheval va très bien, c'est au premier abord pas grave en soi, mais il n'empêche que. Le directeur n'a pas apprécié, et il a eu raison, parce que c'est simplement un manque de respect. J'ai juste envie de me frapper... Je ne pense jamais à mal, ce ne sont jamais des gestes prémédités, mais quoiqu'il en soit ils sont faits, et le résultat est là.
Jamais je réalise sur le moment, toujours après, quel que soit le sujet. Je suis malade certes, mais en l'occurrence ici ce n'était pas une raison pour négliger son cheval. Ce n'est pas une raison tout court, d'ailleurs.
Enfin bref, si par hasard il me dit que je ne peux plus avoir Poney en Demi Pension parce que j'ai fait cette connerie, je crois que ça irait très mal pour moi, très très mal... Sans lui je ne suis rien... Car ça m'allège un peu de ce qui me trotte dans la tête, et ça m'évite de m'appuyer trop sur Raoul qui en fait bien assez pour moi.

En prime je suis toujours malade, va falloir que j'aille faire cette p*tain de prise de sang. Parce que j'ai mal au bide dès que je prend plus de médoc...
Et depuis un p'tit bout de temps, j'ai de plus en plus peur de mourir. Et à la fois incroyablement ENVIE de mourir. (nen je ne fais pas ma crise d'ado, je ne veux pas mourir parce que j'ai pas eu mon scooter, je parle sérieusement là...)
J'ai peur quand je prend la voiture, j'ai des flash que j'ai un accident. Quand un mec ou une nana un peu bizarre est pas loin dans le métro, j'ai des flash qu'il/elle me poignarde. Et là avec mon bidou, si ça se trouve c'est mon foie qui fait des siennes, peur de passer sur le billard, et encore une fois peur de mourir de je sais pas quoi.
J'ai peur quand je suis chez moi, que quelqu'un vienne me tuer parce que je ne suis qu'une petite fille de bourge qui ne mérite pas de vivre parce qu'elle a trop de chance (rien à voir avec la conversation sur le billet précédent, je tiens à préciser)...
J'ai fait une fois un cauchemar où une araignée énorme descendait dans mon lit pour me piquer (et me tuer). J'ai hurlé comme jamais pendant 10min, en VRAI, je me suis réveillée tout en croyant encore que c'était vrai, Raoul a lui évidemment fait un bond dans le lit sans rien comprendre, le pauvre. Après j'ai tremblé pendant encore 30min voir plus avant de pouvoir me rendormir....
Et c'est pas la première fois que ça m'arrivait, avec des sujets diverses comme je tombe dans un trou sans fond, un truc du genre...
Enfin voilà.
Je ne sais pas pourquoi, comment, mais en ce moment c'est de pire en pire.

J'ai archi demain et je suis crevée, et comme j'étais malade, pas pu bosser comme je voulais... En prime comme une conne j'ai oublié un truc chez moi faut que je refasse l'aller retour, je vais donc encore perdre 2H à rien faire dans le métro et donc perdre du temps de sommeil ensuite, et c'est pas comme si j'étais pas déjà super crevée...
Et j'ai peur de me faire engueuler parce que j'ai rien fait, et de pleurer encore une fois devant tout le monde sans pouvoir me retenir, comme à chaque fois que j'ai honte de moi-même, comme environ tout le temps...

Quand je suis crevée j'ai tendance à tout voir mal, mais là c'est pire que tout quand en plus t'as vraiment agit de façon débile par rapport à quelque chose qui compte plus qeu tout pour toi.

12/31/2008

ya des jours comme ça...

Seule au volant de ma voiture, sensation de liberté face à cette mer et ce soleil au loin.
Sensation éphémère voire imaginaire, mais j'aime à y croire.
Cette envie de tout balancer et de partir à l'autre bout du monde, simplement à la recherche de moi-même.
Sans attache, sans lien.
Sensation d'être inatteignable, volonté de ne plus être atteinte.
Etre seule sans personne signifie ne plus pleurer à cause d'autres mais uniquement à cause de soi-même... Ce qui suffirait déjà amplement.
Seule face à la route, seule face à la mer, l'esprit vagabonde à la recherche d'autre, à la recherche de soi.
Mais ce même esprit répète inlassablement les mêmes choses, les mêmes insultes envers soi même, les mêmes scénarios que l'on voudrait tellement éviter.
Le film repasse, encore et encore. On ne peut pas se fuire soi-même, et pourtant, je le souhaite tellement.

Fuite de ses responsabilités, fuite de soi-même. Fuite de cet autre qui est devenu soi, et dont on a honte, tellement et désespérément honte.
Envie de tout recommencer à zéro.
A chaque fois cette blessure en soi comme si l'on avait perdu quelqu'un, toujours la même.

Cette envie incroyable de tout envoyer en l'air, d'envoyer sa vie en l'air, d'envoyer sa vie dans le décor.
Parce que finalement, si je n'étais plus là, ce serait plus simple. Pour moi, pour eux, pour tout le monde.
Fatiguée de rechercher des réponses en vain qui n'existent pas.
Fatiguée de toujours être déçue, d'être déçue par soi-même.

Et cette tête qui pense, qui pense... Des pensées qui filent à 100 à l'heure, toujours plus noires.
Tentative de changement, d'amélioration. Toujours de toutes mes forces, et toujours vaine.
A chaque fois, retour à la case départ, toujours un peu plus meurtrie, toujours un peu plus atteinte.
Toujours en décevant quelqu'un. L'être aimé, ses amis les plus chers.
Toujours sincèrement désolée, mais ça ne suffit plus. Trop facile.
Un jour je serai à terre, seule face à moi même. Et je l'aurai bien mérité.
Je me bats je ne sais même plus pourquoi, car je sais que ce scénario reviendra à chaque fois. Je ne peux pas le fuire, mais je ne veux pas l'accepter.
Changer.
Il y a des jours comme ça où l'on voudrait juste retourner en arrière et changer les choses, où l'on aimerait être quelqu'un d'autre pour pouvoir éviter ces défauts que l'on déteste, où l'on a juste envie de se faire du mal tellement on a honte de soi, où notre tête pense tellement de choses que l'on a juste envie de la fracasser contre un mur, où l'on a juste envie de disparaître tellement on se déteste, tellement on haït cet être, ce que l'on es, ce que l'on fait et ce que l'on représente.

Je suis dans un de ces jours là.




Mais quand même, happy new year everyone.

11/28/2008

pensées diverses...

Les choses s'enchaînent depuis quelques jours... Du boulot à fond, encore et encore... Je dors peu et/ou mal. Le moral s'écroule, et mon corps commence à me dire merde. Je mange une fois sur deux, je dors donc peu, et je fais des malaises de temps de temps... Je ne tombe pas dans les pommes, je ne tiens juste plus debout et ai une envie de vomir monstre.
Ou alors, ce mercredi soir, j'ai dû dormir 5heure la nuit parce que je ne tenais plus debout mercredi soir à 2h du mat'. Du coup, je me suis retrouvée grave charette en archi, mes plans qui refusent de s'imprimer à 15h alors que le cours commençait à 14h, et j'avais même pas encore de maquette...
j'ai faut une maquette à l'arrache, et finalement j'ai attendu de passer dans les derniers pour qu'au final je ne passe pas du tout, il était trop tard (21h30...)
Je passerai donc la semaine prochaine.
J'ai fondu en larme devant le mec de la salle info vu que mes plans ne s'imprimaient pas, et j'ai tremblé de tous mes membres toute la journée. Jamais, absolument jamais, ça ne m'étais arrivée. D'être sur le point d'abandonner, d'avoir peur et d'être stressée à en trembler.
Je n'ai rien mangé de la journée, en plus de ça.

Je commence à douter de tout. De mes études en particulier, j'ai envie de tout quitter. Je galère, je me sens mauvaise et j'ai la sensation que je n'y arriverai jamais. Je ne me sens pas passionnée, et je manque de cette confiance qui est indispensable à la réussite en archi... Sans parler que si en plus ma santé y passe...

J'ai réalisé que ma confiance en moi est réduite au néant. Toutes mes décisions dépendent du regard des autres. Jamais je ne fais les choses pour moi, et les rares fois où je le fais j'ai peur des conséquences voir je ne les assume pas...
Ma meilleure amie dernièrement m'a reproché pas mal de choses plus ou moins personnelles. Je n'ai pas du tout apprécié, et pourtant j'ai fait profil bas. Une amie est certes là pour nous rappeler à l'ordre parfois, mais là, elle s'est montrée assez blessante en disant des choses que à priori elle ne devrait pas dire, me connaissant depuis 13 ans, elle devrait savoir voir plus loin que la moyenne des gens... J'avais la désagréable sensation que quelque part elle se vengeait de quelque chose que j'ai pu faire qui ne lui a pas plu... Mais quoi, je ne sais pas réellement.

Je deviens une carpette, avec tout le monde. Mon estime de moi-même n'était déjà pas bien haute, maintenant elle est réduite à néant.
Je suis l'ombre de moi-même. Je devrais pouvoir assumer mes choix, je devrais pouvoir dire merde à ceux qui me critiquent de façon abusive. Je devrais. Mais je n'y arrive pas. J'ai toujours cette idée que les autres ont toujours raison, et que moi j'ai toujours tord. Impossible d'être un minimum objective quand il s'agit de moi.
Ca a toujours été, mais c'est de pire en pire.

De toute façon, soit je parle trop et ça en défrise certains, et soit je parle pas assez et ça va encore pas. Soit je pleure trop, soit je réagis pas assez. Jamais, absolument jamais, je n'ai su gérer les quantités. L'argent, la parole, les horaires, les larmes, la bouffe, ...
Je veux pouvoir tout faire, n'emmerder personne, que les gens m'apprécient... Mais au final je déçois. Je me déçois moi et je déçois les autres.
J'aimerai être comme tous ceux qui sont égoistes et qui s'en foutent des autres, arriver à faire des choix en fonction de moi et personne d'autre.
Je n'ai jamais réussi à atteindre ce que les gens attendaient de moi, à commencer par mes parents, et ça me ronge au plus profond de moi, de plus en plus chaque jour.
J'ai envie de me frapper à chaque fois que je ne fais pas ce qu'il faut, je m'en veux tellement que j'en suis à me griffer moi-même. Griffer ça fait mal, ça me punit des conneries que j'ai pu faire, mais ça ne se voit pas. Comme ça on ne m'emmerde pas, on ne vient pas me demander ce qui ne va pas, on ne me jugera pas comme tellement de gens l'ont fait jusqu'à présent. ce qui ne va pas, je ne veux pas en parler pour ne pas supporter des critiques blessantes et non constructives que j'ai entendu tellement, tellement de fois. Qu'on m'a répétée, tellement, tellement, inlassablement, et qui ne m'ont jamais aidées.
Ce qui ne va vraiment pas, c'est moi-même. Mon problème, c'est moi même, c'est tout mon être, tout ce que je suis, tout ce que j'ai fait, tout ce que je fais.

La seule qualité que je me trouve, c'est que mon visage est agréable. C'est une qualité physique, et ce n'est même pas tout mon corps, uniquement mon visage. Et j'ai une peur bleue de perdre ce visage, comme si c'était maintenant la seule chose qui m'était encore personnelle... J'ai un visage à la fois dur et à la fois doux. je déteste toutes les choses qui pourraient lui porter atteinte, ne serait-ce qu'un simple bouton.

J'ai envie de tout abandonner, j'aimerai tomber malade et me retrouver à l'hôpital pour qu'enfin, enfin, on voit que y'a quelque chose qui débloque, que j'ai une bonne excuse pour tout lâcher et enfin pouvoir me reposer, pour qu'enfin les gens voient que je ne vais pas bien, et qu'enfin, enfin, on porte assez attention à moi pour voir toute cette souffrance intérieure que je porte encore et encore, sans jamais arriver à m'en débarrasser. cette souffrance que les autres ont toujours trouvée infondée et qui pourtant me détruit doucement de l'intérieur.

Je suppose que cet article en fera encore réagir certains à me dire "tu n'es pas à plaindre, blablabla, t'as de la chance, blablabla". Ceux-là, je leur dirai simplement qu'ici, je ne parle que de ce que j'ai envie de parler. Que je n'ai jamais parlé de mon entourage, jamais parlé de ma famille... Jamais parlé de ces choses qui me touchent au plus profond de moi. Je n'en parle pas à mes amis les plus proches, et même à mon copain très peu, alors ici, aux yeux de tous...

(Pour info, oui, je vais voir une psy toutes les semaines, ça commence à devenir très intéressant et à aller chercher au plus profond de moi... J'arrive à mettre des mots sur mes peurs, mes questions, et trouve parfois même des réponses... Mais parfois, chercher profond, ça fait mal.)

Je sais, je devais vous parler de raoul et moi. Ca viendra lorsque j'aurai le moral et du temps. Car en ce moment ma vie se réduit à bosser, dormir, et aller monter à cheval de temps en temps histoire de décompresser et de pas péter un câble.
J'ai aussi 2-3 idées d'articles, mais pour le moment j'ai vraiment pas le temps...

10/31/2008

six feet under

j'ai le moral au plus bas.
Hier, j'ai fait mon rendu d'archi, et je me suis faite explosée la gueule.
Le prof a même cru que j'avais pas fait de première ni de 2e année, que j'étais arrivée ici par équivalence...

Le semestre commence bien.

Par contre, en rentrant, une nana s'est vautrée en scooter (il pleut, ça glisse).
J'ai accouru pour l'aider et ai attendue qu'elle reparte avant de rentrer chez moi, pour être sûre qu'elle allait bien.

Et genre elle était toute choquée mais toute surprise que quelqu'un l'aide comme ça. ELle a dit "c'est pas tous les Parisiens qui se seraient arrêtés".
Je sais pas, mais pour moi, c'est normal, non?

Enfin bon, ça m'a permis de me sentir un peu mieux.
Mais ce matin, le moral est à nouveau au plus bas. J'avais déjà des doutes quand à mes études, là ça n'aide pas du tout, j'ai juste envie de tout lâcher.
De tout balancer.

10/13/2008

raté...

mon moral a tenu même pas 24h.
Ouéééé...
En gros, avec Raoul on a eu une conversation ce matin, il en a marre que j'aille pas bien, que j'ai envie de rien, et que quoiqu'il fasse ça change rien, d'autant plus que lui de son côté a aussi ses problèmes et que je l'écoute pas.
En outre, il ne comprend pas et ne comprendra sûrement jamais mes problèmes avec ma famille. Il considère que si je suis loin d'eux, ça suffit pour ne plus poser de pb.
Ou pas.
Ma mère a msn, ma mère a un portable, et un e-mail... Ca suffit.
Elle ne m'appelle certes pas souvent, mais une fois suffit. Il faut que je prenne des pincettes avec elle et ça me bouffe.
Et il m'a dit aussi que j'étais une fille pourrie gâtée, qui ne réagit que quand elle est à court de thune. Que j'ai goût pour rien, que je fais que me plaindre alors que franchement, je devrais pas. Que mes parents sont trop gentils avec moi, tout ça tout ça. Que je devrais vivre ma vie et m'en foutre des autres, et qu'il était temps que je me bouge pour ça.
Et tout pleins de choses comme ça...
C'est pas comme si mes pb étaient des choses qui s'oubliaient en 5 min... Elles m'ont été inculquées depuis ma plus tendre enfance, quand même.
Mais il ne comprend pas. Ne comprend pas pourquoi je ne fais rien. Pourquoi je ne me bouge pas.
Comme si les problèmes que j'ai se réglaient en 5 min.
Comme si il suffisait de dire "j'ai plus envie d'avoir de pb, je me bouge un coup et pouf c'est parti".
Lui il doit s'occuper de son frère qui en chie en prépa, de sa mère qui ne va pas très bien non plus.

Et donc je me dois d'aller bien, il m'a assez soutenue depuis 2 ans pour qu'il soit temps que j'arrête.

Et en même temps, il m'apporte cet équilibre affectif qui m'évite de tomber dans un gouffre.

Je suis paumée.
Et là on va dans un resto, j'y vais pour lui faire plaisir, mais si je m'écoutais je resterai chez moi...

Je suis en train de sombrer.

9/20/2008

chute libre.

Chute libre comme mon moral. C'est de pire en pire. Et même d'avoir monté aujourd'hui n'a pas réussi à le renflouer. Et ça, ça signifie beaucoup, si même le dada n'a pas suffit.

Je n'en puis plus, c'est une agonie intérieure.

C'est pas à côté de mes pompes que je suis maintenant. C'est à 80 000 km. Elles sont restées en Australie.

Je suis fatiguée de tout...

Bordel de merde j'ai envie de vivre ma vie et plus j'essaie, plus on m'en empêche. Plus j'essaie de changer les choses, moins j'y arrive.
J'ai la sensation d'être complètement inutile dans ce monde, la sensation que quoi je fasse, c'est voué à l'échec.

Premier exemple : mon poids.
Mon père, tout à l'heure, tente de passer derrière ma chaise. Et me demande de me pousser. N'ayant pas la sensation d'être complètement collée au mur, et le taquinant comme il aime tant (il me le fait tout le temps, parfois gentiment, parfois moins), je lui dis qu'il en prend de la place.

A quoi il répond "Ou plutôt c'est toi qui en prend". Sur un ton plein de sous entendus. Pas franchement sur un ton de la rigolade. Merci papa, merci.

Ou ma grand mère, une fois, qui passe derrière moi, et qui me sort "ah dit donc, t'en a des grosses fesses, t'es comme moi!"
Merci mamie.

Quand j'ose dire à mon père qu'il a toujours été critique quand à mon poids, il me dit "nan mais t'es parano". Et mon anorexie, ça a été une parano aussi.
Je commence à comprendre pourquoi j'ai été anorexique, mais que je m'en suis sortie "toute seule". Je me suis rendue compte inconsciemment que quoi que je fasse, jamais il ne se rendrait compte que quelque chose tourne pas rond.
c'est à peine s'il a remarqué que j'avais des problèmes d'alimentation. Ma mère avait bien remarqué un peu plus, mais elle a toujours été centrée sur ses propres problèmes à elle, alors elle n'en parlait pas.
Personne ne s'est inquiété pour moi à ce moment. Personne.
De même quand mon ami français à Melbourne a été retrouvé pendu. Thèse du suicide, mais personne n'y croit. Réaction de mon père : "de toute façon, ce genre de personne on sait jamais ce qu'ils ont en tête". Merci papa, ça m'aide là. Réaction de ma mère : "ah oui c'est comme le père d'un élève qui s'est suicidé ya 3 ans". Le père d'un élève (ma mère est instit'). Elle le connaissait même pas. J'adore la comparaison.
Quand à mes frères, silence radio. Pendant 6 mois, j'en ai un qui m'a vaguement parlé sur msn de temps à autre, l'autre j'ai eu absolument aucune nouvelle.
Le soutien, il a fallut que je le trouve ailleurs. Comme à chaque fois. Pareil, pour mon premier chagrin d'amour : "c'est pas grave, t'en retrouveras d'autres!" merci maman pour ton soutien. Voilà. Je pleurais, mais c'était inutile! mais enfin ma fille pourquoi tu pleures ça sert à rien, tu es tellement une gamine vraiment!

Je me demande souvent ce qui les amènerait à se rendre compte qu'enfin, oui, y'a quelque chose qui tourne pas rond dans ma tête, oui je ne vais pas bien et cela depuis environ toujours.

Je ne me plains plus depuis l'Australie. Parce que plus je me plains, moins on m'écoute. Alors je me tais. Je garde tout à l'intérieur, parce qu'au final, à quoi bon. Je soûle tout le monde parce que tout le monde considère que j'ai tout. Ah oui, certes, j'ai des "belles" études, je ne manque pas d'argent, mais est-ce que quelqu'un, un jour, s'est demandé ce que j'en pensais moi? Si j'étais genre heureuse?
Jamais, absolument jamais, on ne m'a demandé mon avis. Car on considérait toujours que j'avais tord. Jamais je n'ai pu faire les choses à ma façon. Et c'est ce qui m'a libérée en Australie : j'étais libre. Personne pour me dire ce que je dois faire, je vivais les choses à ma façon. Et puis de ce que j'en retiens, j'm'en suis pas si mal sortie. Alors certes, pour certains trucs, j'ai besoin de conseils ou d'aide. Mais ça, je suis maintenant assez grande pour m'en rendre compte toute seule. Je ne suis pas stupide ni bornée, je me rends compte des choses. J'ai toujours été un boulet pour ma famille : ma mère se plaignait tout le temps, mon père jamais content de mes résultats (j'aurai dû faire comme mon frère, toujours premier...), mon frère qui me déteste et ça depuis sa naissance (il m'a toujours rejetée), et mon plus grand frère qui ne faisait que me critiquer "pour rigoler", mais qui m'a toujours fait du mal.
Vous allez sûrement penser que je suis une calimero. Sûrement. Mais après tout, personne ne peut se rendre compte tant qu'ils n'ont pas vu "la bête", si je puis dire. Rares sont ceux qui comprennent. Ma meilleure amie est bien une des seules. Elle a côtoyé ma famille pendant des années, et a bien vu tout ce qui se passait.
Enfin bref.

J'ai mûri là-bas, en Australie. Beaucoup. Beaucoup trop même peut-être. On m'a toujours trouvée mûre pour mon âge, parce que j'ai toujours voulu prouver que je n'étais pas qu'une gamine écervelée. Mais ça n'a jamais suffit. Et maintenant, je veux juste vivre ma vie. J'en ai par dessus la tête des gens qui me disent quoi dire ou quoi faire. Si je fais une erreur, j'en assumerai les conséquences. Mais au moins ce sera moi. Jusqu'à présent, je me suis toujours trouvée nulle. Mais j'ai compris pourquoi cette semaine. C'est juste que pour mes parents, je faisais jamais les choses bien, jamais le bon choix. Jamais les choses bien faites. Ils auraient voulu que je sois quelqu'un d'autre. Du coup je voulais être quelqu'un d'autre aussi. Quand t'as été élevée dans l'insatisfaction permanente, tu suis et tu essaies d'atteindre la satisfaction, et tu te mets les mêmes critères. Mais je crois que le pb est là : je ne l'atteindrais jamais. La perfection n'existe pas, en particulier chez moi, et il faut bien que je me résigne à vivre avec mes défauts.
Ca va pas être simple, mais c'est soit ça, soit je me jette du haut d'un pont (et tout le monde sera content, je ne serai un boulet pour personne).

J'ai juste peur qu'un jour je craque pour de vrai. Et que le pont, je l'enjambe pour de vrai. Mais après tout, ce ne sont que des paroles, et je n'ai évidemment pas le courage de le faire, n'est-ce pas... Car je suis une grosse faible, hein?
...
Je m'arrête là sur l'autoflagellation, mais vous devinez de toute façon la suite qui est présente dans ma tête.

9/11/2008

ce n'est qu'un au revoir...

Aujourd'hui, dernier jour de stage.
Aujourd'hui, avant dernier jour à la réunion.
Aujourd'hui, gros bourdon.

Cette île a ses défauts, il n'empêche que je m'y suis attachée, je me suis habituée à la vue sur la mer tous les matins en partant au boulot et tous les soirs en rentrant...
Je me suis habituée aux gens qui savent pas conduire mais qui sont gentils à te laisser passer quand t'attend à un stop que sinon t'aurai attendu 10 ans pour passer.
Je me suis habituée au créole réunionnais "oté, comment il é???? lé bon lé bon. La point larzent, mais out y râle un gazon quand même là. Cosalariv aou? aahh soleil y poik là, zoreilles lé pa corèk, zoreilles rod baizmen là! mi di a ou mi va totocher caniar là!" (traduit qui voudra...)
Je me suis habituée au soleil (Australie puis Réunion, rien que ça...)
Je me suis habituée au centre équestre où je monte ici (même si ça fait 2 séances où je monte comme une quiche)
Je me suis habituée au sourire des gens...

Ici, les gens sont simples. Ici, pas d'artifice. La télé est inutile. Le film ou le paysage, tu l'as sous les yeux.
Ici, les rondeurs ne sont pas un problème, et de toute façon tu manges tellement bien que tu maigris sans effort...
Ici, tout est à porté de mains, les fruits, la mer...
Sans soucis.
J'ai encore vu deux nanas se frapper ce matin sur le bord de la route après une chamaillerie quelconque.
Un camionneur qui passait s'est arrêté en plein milieu de la route pour les séparer.
la vie est comme ça ici, c'est une vie sans soucis. Tu te poses pas de questions.
Il y a même un village ici qui s'appelle "sans soucis".
Les noms des villes sont d'ailleurs tellement originals : Sans Soucis, Souris Chaude, La Montagne, Le Tampon, Petite France, La Possession, etc etc...
Et les villes avec leurs noms en Saint : Saint Gilles, Saint Denis, Saint Pierre, Saint Leu, Saint André, Sainte rose, Sainte Suzanne, Saint Benoît...

Il y a aussi la pauvreté qui te rappelle à l'ordre : je n'ai jamais vu autant de SDF qu'ici... Mais finalement, comme disait Aznavour "Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil"... Et à mon sens, il a bien raison.



Sur ce, je vais vider mon pc, ranger mon bureau, et rendre mes armes...

rdv à Paris.