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11/20/2008

la note d'aujourd'hui

Bon comme faut que je révise et qu'en plus je suis trooop fatiguée, bin mon je te dis DTC ton article d'aujourd'hui!!!



oui, ça c'est mon fessier que Raoul il a pris en photo quand je lui ai dit non et que je lui ai motnré mes fesses pour montrer mon désaccord de jesaisplussurquoi
je vous montre donc à vous aussi mon fessier magnifique pour montrer mon désaccord, soyez heureux que j'sois pas nu fesses =)

Bon j'craque là j'vais me coucher moi.

Bonuiii =)

9/18/2008

Pensées

De retour à Paris.
J'essaie de profiter. J'aimais ces moments où je prenais une bonne et profonde respiration et profitais de la rue.
Mais là, rien. Un immonble morne à ma gauche, un parc avec des jeux d'enfants vides à ma droite.
Pas de beaux paysages, pas de nouvelles vues.
Rien.
Déception.
Je prends le métro, direction l'école d'architecture.
Une heure de métro et quelques chapitres du livre Sex And The City (en anglais) je lève le nez.
Je regarde les gens : blasés, soulés, voir même tristes.
Pas un seul ne sourit, pas un seul n'a un visage serein.
TOus attendent que ça passent. Quoi? La vie, le temps, les évènements...
Ils croient dans le futur, mais ne s'occupent pas du présent.
Je tourne la tête, et regarde les gens attendant sur le quai. Qu'ont-ils en tête? A quoi pensent-ils? Ils paraissent tellement préoccupés, tous...
J'arrive à mon arrêt.
Je sors. Paysage morose, triste. Une rue sale, très sale, c'en est choquant. Des gens pauvres; tristes, énervés, voir les trois en même temps.
Toujours rien pour profiter, rien pour prendre cette profonde bouffée d'air et me sentir mieux. Le malais monte.
Ecole d'Architecture de Paris La Vilette.
J'attends pour mon inscription. Longtemps. Je regarde autour de moi, toujours. A la recherche d'une lueur d'espoir.
Des étudiants nonchalants. Des murs sales et souillés de graphitis. Une salle sombre. Des ordinateurs sans âge.
Un groupe de 2e année, double cursus comme moi. J'écoute un peu leur conversation. Que de futilité. Ils espèrent encore trop. Ils vont en baver, mais l'ignorent encore.
Laissons-les dans leur ignorance, tant qu'il en est encore temps.
Ils croient que tout leur est dû, et se permettre même de doubler un étudiant là avant eux qui ne proteste qu'à demi mot.
Je le défend, il passe.
La force du nombre, la force du milieu social. Une dizaine de fils d'ingénieurs, de fils de médecins, de fils d'avocats face à un fils d'ouvrier, noir de surcroît.
Je ne les supporte plus, ces gens imbus d'eux, juste à cause de leurs origines sociales, juste parce qu'ils sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche.
8 mois d'exil m'ont changée et m'ont ouvert les yeux. Et une seule chose revient à mon esprit, sans cesse, comme une obsession : repartir.
Mon tour de m'inscrire arrive. On m'apprend que je suis considérée comme redoublante. Ils n'ont pas pris en compte mon semestre en Australie.
Ce semestre qui a bouleversé ma vie, mon existence, le plus profond de mon être.
Je les hais déjà pour ça... Mais après tout, l'administration est ce qu'elle est.
Par chance, le jeune homme en face de moi est agréable, et force l'inscription, en me disant de régler le problème avec l'administration de l'école et/ou avec l'ESTP.
Administration de l'école fermée, évidemment... Tant pis. Ca se réglera avec l'ESTP comme intermédiaire.
Je reprends mon métro, dans l'autre sens. Je voulais manger avec Raoul, mais avec tous ces aléas, j'ai perdu trop de temps. Je ne pourrais pas aller le voir. Tant pis. Il n'a pas l'air bien déçu de toute façon, vu qu'il est avec son père, qui repart à la Réunion samedi.
Me revoilà dans le métro.
Je m'assois, tourne la tête. Je tombe sur mon reflet.
Yeux vides, tristes, fatigués, cernés à l'infini. Je suis pâle. Est-ce la lumière du métro? Elle amplifie peut-être, mais ne fait pas tout...
J'ai les larmes qui montent. Ne pas pleurer. Ne pas craquer.
Je me retiens, en tentant de me persuader que ce n'est qu'une passage et que tout va aller mieux bientôt.
Mais je sais au fond de moi que plus rien ne sera jamais comme avant.
Je suis condamnée à être une éternelle exilée. Plus chez moi à Paris, jamais complètement chez moi à l'étranger. Toujours un vide.
Il me manque un petite quelque chose en Australie, mais à Paris, je ne suis qu'un grand vide, l'ombre de moi-même.
Un jour, j'y retournerai,là-bas chez les kangourous, pour me retrouver moi-même.




J'ai écrit ce texte dans le métro en début d'après midi. La fin de la journée fut atroce : j'ai pas mangé ce midi à cause quede cette inscription à mon école d'archi (j'ai acheté un sandwich, mais il s'est avéré dégueu, résultat il a finit à la poubelle). Ensuite, j'ai déménagé encore et ai monté des meubles ikéa avec mon père, pour me rendre compte qu'il est bien plus gros que ce que je pensais (j'ai un doute quand à l'adéquation avec ce qui était en rayon, je vais aller vérifier demain).

Je suis en plein craquage aujourd'hui, j'en peux plus.