Samedi je me suis levée à 6h du mat' pour aller faire une randonnée sur le piton de la fournaise.
oui, au fond, la falaise, c'est ça le mur de 300m de haut que tu te tapes en escalier.

Après, tu marche sur de la lave refroidie depuis tu sais pas quand, c'est hyper beau et intéressant, louloulou c'est cool.
tant que c'est plat.
Parce que quand tu commence à monter, comment dire... t'en chie.
De plus en plus raide, pas un vrai chemin donc tu galères comme pas permis. Sans compter le manque d'oxygène dont j'ai souffert à mort. je soufflais comme un boeuf après 3 pas, le boulet de service parce que les autres devant ils montaient comme des cabris (saleté de graisse).
J'ai eu la tête qui tournait toute la montée, autant vous dire que c'était pas très pratique. mais je suis arrivée en haut, en étant le boulet de la life parce qu'ils m'attendaient tout le temps. (obligée de m'arrêter toutes les 2 min parce que avec ma tête qui tournait, je pouvais plus avancer).
bref, arrivée en haut, un spectacle magnifique, je n'ai pas regretté l'effort. Des couleurs ocres magnifiques, des coulées refroidies qui ont gardé la forme de quand elles coulaient, des failles énormes que tu flippes de te casser la gueule dedans, des cheminées fumantes, l'odeur de souffre... Enorme. je vous laisse admirer :
un bout du cratère :

toujours une partie du cratère

vue de l'enclos depuis le haut du piton, les coulées noires ce sont des coulées de lave refroidies de l'éruption de 2007.

le vrai grand immense cratère de 400m de profondeur, un truc du genre. Etourdissant.
toujours le cratère, remarque le bord de la falaise à pique que si tu te rapporches trop tu te tapes une petite chute sympathique de quelques 400m. sympa.
une lueur de vie en haut du cratère...
la limite entre deux bouts du cratère... admirez la taille des gens en haut à gauche... Oui, les petits points là. Ca vous donne une idée de la taille du truc
Le piton vu depuis les escaliers maudits. Il parait tout petit comme ça, une colline. Mais non.

Cela dit, la redescente a été pire. j'avais trop mal aux pieds (nouvelles chaussures de merde), j'en ai chié toute la descente. Et j'étais toute lente en plus parce que les autres descendant en sautant toujours comme des cabris, moi je manquais de me vautrer toutes les 2 min, et en plus mes pieds me faisaient un mal de chien. biensûr, j'ai rien dit et ai souffert en silence. Parce que les gens qui se plaignent, c'est chiant, et puis c'est moi qu'ai voulu venir... bref, tant pis pour ma gueule.
Arrivée sur le plat, tu te dis ouf, finis.
Non, non, non.
tu te souviens des 300m de dénivelé d'escalier que tu t'es descendu au début? bin voilà, à la fin, tu te les retapes. En montée, histoire que t'en chies une dernière fois, au cas où t'étais pas encore assez crevée.
j'ai jamais été aussi lente de ma vie, je m'arrêtais toutes les 3 min. Les pauvres devant devaient en avoir trop marre de moi. Mais bon je leur avais bien dit rdv en haut. Au moins il m'ont attendue qu'une fois.
J'ai dû être pour eux le plus gros boulet de la terre. je me suis maudite d'avoir voulu venir, ils doivent me détester maintenant. Et je ne retournerai jamais avec eux.
le pire pour mon orgueil je crois, c'est que j'ai jamais respiré aussi fort pour 3 pauv' efforts. j'ai vraiment pas compris. je suis plutôt du genre sportive (malgré ma graisse), j'ai fait des trucs aussi durs voir plus durs en Tasmanie avec des chaussures pourrav', et j'avais pas autant galéré. Sans parler de ma côte qui me faisait mal quand je respirais vraiment fort (sinon ça va beaucoup mieux quand même)
L'altitude aura eu raison de moi.
Le soir, on s'est posés sur la plage, j'étais exténuée.Un vrai zombie toute la soirée.
Et le lendemain, comment dire... J'ai beau être matinale, j'ai mal. Des courbatures dans les cuisses tellement horribles que je marchais comme une handicapée. Incapable de monter ou descendre trois marches, je souffrais le martyre.
Certaines personnes avec l'esprit mal placé auraient pu faire des suppositions quand à mes activités nocturnes... Mais que neni.
J'avais vraiment l'air handicapée. Biensûr Raoul ne s'est pas retenu de se foutre royalement de ma gueule, le salaud.
J'ai fait plage la journée, et rien d'autre. C'est bon de glandouiller.
Hier soir j'ai mangé un massalé super bon, et évidemment j'ai trop eu du mal à le digérer. Et depuis ce matin, non seulement j'ai la tête dans le cul et toujours des courbatures dans les cuissots, mais en plus je digère pas mon petit dèj'. Ca danse la gigue dans mon ventre, très agréable.
cette semaine commence fort.
Et en plus la plage de dimanche m'a rappelé mes chers complexes : cuissots graisseux, cul énorme, bide pendouillant; tout ça tout ça.
je suppose que la fatigue n'aide pas.
j'aime vraiment pas les lundis.