Bon, je sais je poste en retard, mais j'ai du boulot en ce moment. Beaucoup.
Mais j'écris pas pour ça.
J'écris pour autre chose.
J'ai le choix l'an prochain de repartir à l'étranger, à priori San Francisco (dans une école d'art), ou à Birmingham. Et quitter mon poney, abandonner l'idée de participer à des concours d'équitation officiels alors que j'en ai rêvé toute ma vie, et risquer de ne plus être aux côtés de mon homme.
Ou de rester, peut-être trouver un job en plus des études, et surtout rester auprès de mon homme et de mon poney (auquel, comme vous avez pu le constater sur les photos, je tiens énormément), et enfin réaliser ce rêve de concours.
Et franchement, j'hésite. Au délà des premiers arguments que j'avance ci-dessus, j'en ai d'autres :
Pour partir :
- Une expérience de plus, et peut-être même adorer ça et ne plus vouloir rentrer. Comme en Australie.
- Parler anglais tout le temps, comme j'adore. Un petit pas de plus vers l'état de bilingue.
- Voir autre part, autre chose, de nouvelles têtes, de nouveaux paysages, et m'en mettre plein les mirettes.
Contre partir :
- Ou au contraire être déçue et regretter tout ce que j'ai quitté (je l'ai pensé par moments en australie lors de petits coups de blues). Surtout que l'Australie s'est tellement bien passé que j'ai peur d'être déçue parce que ça ne sera pas aussi bien que ce que j'ai déjà vécu.
- Regrossir et reprendre tous ces kilos que j'ai enfin perdu...
- Perdre mon copain et mon poney avec.
- Et trouver un bon job ici, donc trouver du taf, donc avoir un revenu et ne plus avoir des découverts tous les mois.
- En plus si je pars va falloir que je trouve une bourse pour me financer le voyage...
voilà. Comme vous devez sûrement le ressentir, j'ai peur de regretter d'être repartie, parce que ma vie en France va mieux...
En fait, je rêve de repartir, mais pas pour étudier. Pour y vivre pour de vrai, ou au contraire en simple touriste. Parce que si je repars là, c'est 6 mois à peine, et ça signifiera encore déménager, galérer, et quitter tout en plein milieu (ou au contraire revenir dans tout en plein milieu).
Je suis paumée, ça me prend la tête, particulièrement depuis dimanche où j'ai tellement kiffé, où j'ai réalisé à quel point je tenais à mon poney et que je ne voulais pas tout arrêter maintenant alors qu'enfin j'arrive à faire des choses biens avec lui...
J'ai peur de regretter, dans un sens comme dans l'autre.
Et puis aussi, hier chez ma psy, j'ai réalisé un truc : en gros c'est soit je suis comme les autres veulent que je sois, soit je suis moi... Ca ne marche pas dans les deux sens...
Mon copain veut absolument me changer. comme en moyenne ça me force à être quelqu'un que je voudrai être, finalement ça ne me dérange pas tant que ça même si ça m'énerve qu'il ne m'accepte pas simplement avec mes défauts. Parce que ces défauts je ne les assume pas.
Enfin bref, tout ça pour dire, je ne sais pas quoi choisir, et j'ai envie de faire mes propres choix, tout en étant au courant de tous les avantages et les défauts, d'avoir correctement pesé le pour et le contre...
Chez la psy aussi, j'ai réalisé à quel point l'idée de ne pas contrôler les choses me rend folle, je suis une phobique de l'incontrôlé... Et je ne sais pas si j'ai peur de repartir parce que je ne contrôle rien de ce qui s'y passera, ou parce que réellement je le sens pas. Parce que je flippais de l'australie, mais j'en avais rien à battre, je voulais partir.
Là, je pars plutôt parce que tout le monde part, et que ce "statut" de forte en anglais que j'ai acquis, je veux le garder, et je n'ai pas envie d'être égalée. C'est égoiste et stupide. J'en suis consciente, mais je n'arrive pas à changer tout ça, je n'y arrive pas. J'essaie, pourtant.
Mais je n'arrive pas à trouver mes propres qualités, il faut que je me compare aux autres, il faut que je me prouve que je suis mieux. Pour arriver à avancer, pour continuer à me dire que si, la vie vaut quelque chose, MA vie vaut quelque chose... J'ai tellement peu confiance en moi que je dois constamment me prouver que je vaux quelque chose...
Mais je tiens à dire que mon envie d'aider les gens dont j'ai déjà parlé n'a pas de lien avec ça. En tout cas pas consciemment. Ca me permet plutôt de me sentir vivante. Dans ces moments, je ne me compare à personne, tout comme à l'équitation. Et c'est là tout l'intérêt de la chose : enfin je me sens bien dans quelque chose que je fais... Peut-être aurai-je mieux fait de faire médecin. Ou psy. Enfin je sais pas. Bref. Là n'est pas la question.
Quoiqu'il en soit, je crois que c'est surtout l'idée de partir uniquement 6 mois qui m'emmerde je crois : c'est trop court. Mais c'est mieux que rien?
Pfff comme vous pouvez le constater, je n'arrive pas à me décider. J'ai encore un mois pour déposer mes dossiers de candidature pour l'étranger. Dans ce laps (labs?) de temps, il faut que je fasse un choix.
Si vous avez des arguments dans un sens ou dans un autre, ne vosu retenez pas.