Hier, je suis allée au cheval, j'ai ressuscité (orthographe non contractuelle), et j'ai même pas eu mal à la côte. Ni avant, ni pendant, ni après. Par contre, ce matin, je souffre ma mère. Mais peut-être que c'est à cause de la venue de raoul hier soir, aussi. Je sais pas. Faut que je tente l'un un jour puis l'autre un autre jour, pour voir lequel me fait du mal.
Non je ne vous raconterai pas mes ébats sessouels, nan mais oh, c'est pas un blog de déprave ici.
Aujourd'hui, à l'instar de
connasseee, je vais vous raconter quelques petites hontes qui ont jalonnées ma vie.
Sauf que moi ça sera pas sessouel. Non. Désolé pour le pervers qui vient ici en tapant "bite de cheval femme en manque qui se branle avec une botte devant son collègue".
Moi, je vais vous expliquer mon handicap du talon.
Non, parce que bon, je dis que je suis une pro du talon de 10cm certes, mais ça c'est dans mes bonnes périodes, et surtout j'ai eu besoin d'un certain entraînement. Qui pêche encore parfois.
Ce jour-là (pas si lointain), je venu d'acheter une paire d'escarpins à talons de 10cm absolument magnifique, et même pas trop chers en plus. bref, parfaits.
A la base destinés pour le nouvel an, je ne pouvais me retenir de les inaugurer avant.
Allant voir mon homme qui a son appart' à Odéon, quel meilleur occasion de les mettre, car ce quartier est le quartier de la bonasse shagasse pétée de thunes qui porte des talons de 45cm Louboutin et qui court comme si c'était des baskets. J'exagère à peine.
Donc moi, je me dis, allez, hop, tu vas faire partie de cette partie de la population (les bonasses qui gèrent)
Je les mets, et prend mon petit bus pour aller à porte d'orléans. c'est un peu haut, ça tangue, mais je gère la fougère.
Là arrive les escaliers pour prendre le métro.
Je porte un pantalon retroussé en bas.
L'erreur.
je descend les escaliers telle une princesse de Walt Disney, avec mes chaussures qui déchirent leur mère en string panthère.
Ouais.
Jusqu'au moment où mon talon se coince dans le pli de mon pantalon.
Et là, c'est le drame.
Je vois les marches du métro très, très, très près. MAIS je ne tombe pas.
J'ai eu le réflexe de l'enlever de mon pantalon en 2 msec, et de poser mon pied bien droit par terre histoire de pas m'éclater la cheville. La cheville tangue un peu mais ne se tord pas.
je suis sauvée te diras-tu?
Et bien non.
Je me suis explosée le DESSOUS du pied. Tu sais, les coussinets en dessus près des doigts de pieds, ceux sur lesquels tu marches quand t'as des talons/tu marches sur la pointes des pieds.
Et là, j'avais beau être matinale, j'avais mal.
Biensûr, tout cela est arrivé à face de pleins de gens, c'aurait été trop beau que personne ne me voit.
J'ai donc ramasser mon sac à main (que j'avais laissé échapper durant le rattrapage d'équilibre), et aussi ma dignité.
Un gentil monsieur me demande si ça va, ayant vu ma chute et entendu le juron qui en a suivi (que je tairais pour respecter vos oreilles sensibles).
oui, ça va, laissez moi avoir honte en paix, merci.
Tu te dis que l'histoire s'arrête là, et bien non.
Déjà, je marche jusqu'au métro, en boitant à moitié tellement mon pied était explosé.
Là, je m'assoies, et maudis déjà ces chaussures du démon.
je sors du métro, mes pieds vont un peu mieux je boites un peu moins. Et essaies de ne plus boiter du tout quand je sors de la bouche du métro, entrant dans l'antre de la bonasse shagasse mais aussi pétasse qui ne loupe pas une minute pour se foutre des gens, surtout moi avec mes talons que je sais pas marcher avec et ma graisse uqi déborde de partout. Oui, la bonasse shagasse pétasse friquée d'odéon mange un radis par jour et pèse 40 kg.
Et est en régime permanent, évidemment, nan mais sérieux tu comprends la salade c'est sans sauce sinon ça fait grossir...
Et sinon tu te suicides quand?
bref.
Je tente donc de retrouver ma dignité et marcher correctement avec ces chaussures maudites.
Je traverses le boulevard Saint Germain, entourés de gens tous plus beaux les uns que les autres, avec des vêtements hors de prix (moi et mon jean H&M, mes escarpins bershka, et ma veste H&M, on fait un peu grosse SDF, mais bon, quand même)
Arrivée au trottoir, je me dis que j'ai bientôt atteint mon but, et commence à crier victoire.
Ne JAMAIS faire ça.
Toujours garder la concentration jusqu'au dernier effort (comme à cheval pendant un parcours d'obstacle)
passant devant le café de l'odéon au coin de la rue, je marche en tentant la démarche chaloupée et altière.
Et là, c'est le drame.
Oui, encore.
Je perds ma pompe, purement et simplement.
Car c'est tout un truc de marcher avec des escarpins, tu risques de les perdre à tout moment.
Et là, j'ai failli me vautrer (encore), et je me suis fait mal à la cheville que j'avais réussie à sauver au métro.
et tout ceci biensûr devant tout les gens du café qui se plaisent à regarder les gens passer pour tailler, vanner, faire du foutage de gueule.
Là, ils ont eu matière à, je peux vous dire.
Un deuxième juron m'a échappé, mais plus discret, quand même.
Soupir, remise de la chaussure, envie de creuser sa tombe et de ne plus en sortir. Mais biensûr, la vie est mal faite, je ne peux pas.
Je laisse donc ma dignité dans le caniveau (elle est décédée), et boîte jusque chez mon copain, où je renfile mes ballerines en me disant que plus jamais.
Mais bon, en fait, elles étaient tellement belles que je les ai remises. En prenant soin avant de m'être bien entraînée chez moi, monter les escaliers, descendre, ne pas les perdre. Et évidemment en ne remettant plus jamais un pantalon retroussé en bas avec.
j'ai passé le test du nouvel an AVEC CARRELAGE (donc glissant) avec succès.
Comme quoi, tout est possible, tout est réalisable, c'est le jeu de la vie.
PS : le pantalon retroussé, je l'ai retenté avec d'autres chaussures moins hautes en australie, j'ai failli tomber dans la piscine en bas des escaliers, et me prendre le coin du mur juste avant.mais j'ai évité tout cela avec grâce et délicatesse.J'ai de l'entraînement, à force.